mardi 15 mars 2016

Pourquoi des personnes très instruites croient-elles aux phénomènes paranormaux ? - Alexandre Hoffarth 2008


Pourquoi des personnes très instruites croient-elles aux phénomènes paranormaux ?


Professeur : Yao Assogba











Réalisé par Alexandre Hoffarth






Pourquoi des gens très instruites croient-elles aux phénomènes paranormaux ?

Plan de l'exposé :
I)                 Introduction
II)              Position de la problématique et théories
III)          Méthodologie et analyse du problème
IV)          Conclusion
V)             Bibliographie


I)         Introduction :

La question du  « Pourquoi des gens très instruits croient-ils aux phénomènes paranormaux » tend à définir de savoir pourquoi les gens ayant reçus une instruction dite élevée seraient plus enclins à croire aux OVNI. Donc par conséquent nous devons étudier si l’éducation donnée rend la croyance aux phénomènes paranormaux plus compatibles avec les classes sociales supérieures.
L’objet d’étude portera donc sur l’origine de la croyance au paranormal et nus mettrons en avant les faits et les théories concernant ces phénomènes qui sont présents dans nos sociétés.
Dans un premier temps nous poserons le problème et le contexte social qui l’entoure pour ensuite s’avancer à éméttre les théories existantes, en particuliers celles de Raymond Boudon sur les croyances collectives. De plus verrons les effets de ces phénomènes sur les classes sociales en particulier l’éducation.
Dans un second temps nous développerons et essaierons de répondre à la question en apportant des statistiques sur le sujet et la relation entre les classes sociales, leur instruction et le niveau de croyance au paranormal.
Pour terminer nous conclurons en faisant un rappel sur ce que nous démontrés et expliqués dans le travail ci-présent.



II)     Position du problème et théories


La question de recherche porte sur le fait qu’il existerait une relation entre les croyances et le niveau d’instruction. Dans notre société, on délimite ce qui à attrait au monde magique du monde réel. Pour cela on a historiquement séparé le profane du sacré pour rendre le monde plus « scientifique » donc plus rationnel.
Les phénomènes paranormaux sont présents autour de nous du moment que la science, objective, n’a pas trouvée d’explication aux faits comme on le voit avec les OVNI. Dans ce ce cas là, il existe tout de même des services spécialisés dans l’étude de ces phénomènes inexpliqués comme le GEIPAN (Le groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés).
Le phénomène social du paranormal et en particulier des OVNI est très pertinent quand on sait qu’une économie autour de la voyances existe et le nombre des consultations est même de l’affaire des politiciens !
Pour ce qui est des OVNI, il n’y a pas que les « farfelus » ou les rêveurs qui essaient de comprendre, mais également des scientifiques pris au sérieux ou non, qui s’appuient sur des méthodes scientifique afin de prover l’existence de phénomènes spatiaux et la présence même d’être venant d’ailleurs. Le sujet est d’autant plus d’actualité quand on regarde le nombre de missions spatiales qui sont en préparation et la conquête de l’espace, la nouvelle frontière de l’humanité.

Pour essayer de répondre au problème posé, nous nous appuierons sur les théories sociologiques existantes et nous préciserons comment les théories de Raymond Boudon, concernant l’individualisme méthodologique, peuvent s’appliquer aux croyances collectives. Nous allons voir aussi comment celles-ci transcendent les catégories sociales et le niveau d’instruction des citoyens

Seulement il est difficile de s’appuyer sur démarche purement scientifique puisque la question du sujet est déjà spaculative et le sujet du paranormal peu pris au sérieux par la communauté scientifique.

L’individualisme méthodologique
Tout d’abord pour présenter l’individualisme méthodologique, nous devons faire une rétrospective sur ce terme.

Cet individualisme dit méthodologique prend racine dans une perspective de sociologie libérale et une logique positiviste portée par Raymond Boudon, s’opposant au déterminisme de Pierre Bourdieu qui défini l’individu comme un résultat des structures sociales. Pour Boudon, l’individu est le maillon du phénomène social en général. Il est complexe car il s’adonne à ses volontés propres, mais rationnelles, et interragit avec les autres individus. L’individualisme méthodologique permet une meilleure mobilité qui ne condamne pas les individus à rester dans une certaine atonie sociale.

Si nous partons donc de ce principe, pour expliquer un phénomène social quelqu’il soit, il est indispensable de rechercher les motivations des individus concernés par le phénomène. Pour cela il faut appréhender la question suivante : « pourquoi des gens très instruits croient-ils aux phénomènes paranormaux ? », comme une résultante de l’agrégation des différentes actions individuelles rationnelles.
On analyse donc le phénomène social ici présent de manière à comprendre pourquoi, l’instruction plus élevée d’un individu, serait une barrière à la croyance de ce phénomène. Le but étant de trouver quelle est la finalité de ce comportement, l’intention sous-jacente, le plaisir que cela procure de croire.

Nous devons donc mettre deux principes en avant pour comprendre la démarche de notre questionnement.
Tout d’abord nous représentons et considérons que le phénomène, ici le paranormal, est les résultats des actions, des habitudes et des croyances de chaque individu.
Puis d’expliquer le paranormal et sa croyance en retrouvant le sens des comportements de chacun, les sources du pourquoi y croire, et surtout la rationnalité que cela comporte.
Cela veut dire que l’acteur social est rationnel. Il a de bonnes raisons d’agir comme cela et de croire à ceci. Nous devons donc trouver les raisons de ce comportement et le contexte donné. Nous pouvons aussi ajouter une dimension psychologique pour expliquer ce phénomène rationnel.
Les personnes sujettes aux croyances du paranormal sont soumises à deux paradigmes, les croyances rationnelles et les croyances sentimentales (1). Les premiers se basent sur des observations réalistes de type scientifique. Les secondes ont des origines émotionnelles. La puissance des émotions peuvent faire un barrage au rationnel, au réel. Ces croyances s’inscrivent dans une durée plus ou moins longue et efficiente.

Cependant si nous nous attachons à la rationnalité de l’acteur comme le fit R. Boudon, nous devons nous pencher sur trois types de rationnalités particulièrement interessantes pour la suite du travail.
La première est la rationnalité axiologique qui concerne les valeurs et les bonnes raisons que l’acteur avait de se comporter ainsi face aux événements. Nous pouvons donner l’exemple des kamikazes japonais pendant la seconde guerre mondiale. Ces « guerriers » avaient de bonnes raisons de vouloir se suicider pour un objectif militaire car l’honneur était en jeu.
La seconde rationnalité est la traditionnelle. L’acteur avait lui aussi de bonnes raisons d’adopter un tel comportement puisque il s’est toujours comporter de cette manière. C’est la tradition. En exemple nous pouvons donner les croyances religieuses qui se répètent sans évoluer en restant gravées dans la tradition.
La dernière est la rationnalité cognitive. Elle s’appuie sur les théories scientifiques ou magiques, vraies ou fausses, de l’acteur. Nous avons l’exemple du sourcier qui cherche à savoir si la pluie va tomber ou le scientifique qui cherche à prouver sa théorie concernant un phénomène astrophysique.

L’individualisme méthodologique permet donc de définir notre base de recherche concernant cette question du paranormal. Nous avançons donc sur ce terrain en utilisant le postulat de rationnalité définit par R. Boudon.

            De plus, afin d’expliquer la popularité des croyances collectives surtout par rapport aux phénomènes paranormaux, nous nous appuierons sur le discours de Raymond Boudon lors d’une conférence donnée en 2003 sur le thème des croyances, ainsi que sur la matière vue en cours et des éléments de culture générale.

Pour Boudon, il faut retourner dans le passé de la sociologie moderne et de ses pères fondateurs que sont Emile Durkheim en France et Max Weber en Allemagne, pour comprendre les fondements de la croyance collective.
Dans l’analyse de Durkeim nous devons nous plonger dans la croyance magique pour expliquer la croyance. Celle-ci s’appuie sur la ruralité de la société et aux premiers âge de la civilisation. Le savoir-faire agraire prédomine sur le quotidien des individus. Les expériences menées par les sorciers et autre magiciens de l’époque se basent sur des principes du biologie construite par la religion. Mais l’efficacité des techniques ou plutôt des formules magiques sont limitées et n’excèdent pas 50% de taux de réussite. De plus les données analytiques de l’époque ne sont pas d’une rigueur scientifique par le fait que des instruments de mesures n’existent pas et les expériences sont réalisées dans des lieux propices à la réussite pour augmenter le pouvoir magique et la force des Dieux… Mais depuis nous avons changé notre perception et « désenchanté notre monde ».
Cependant les expériences sont pour l’individu moyen de l’époque, d’une crédibilité à toute épreuve. On  peut donc en conclure que la croyance supplante la théorie scientifique parce que la tradition avec le temps s’est imposée comme unique voix. On peut prendre l’exemple très célèbre de la Terre du temps où l’on était persuadé qu’elle était plate, parce que la religion catholique avait dit que c’était comme ca et pas autrement. Les sceptiques de cette théorie devait se taire sous peine de répression sociale.
Donc si une théorie scientifique est contredite on ne cherche pas à savoir quel est le point déficient. On attend que la théorie devienne compatible avec les données établis lors de sa publication. Pour expliquer la théorie on a donc recours à des auxiliaires pour la confirmer. C’est ce que Durkeim appelle la « ruse de la nature », une explication qui nous semble naturelle mais qui est en fait fausse ou incomplète. On appelle également cela une corrélation fallacieuse en statistiques sociales. Dans ce cas nous pouvons donc affirmer que l’esprit du magicien qui soigne ses patients avec des queues de rats est semblable à celui d’un scientifique qui décode des gènes et teste de nouveaux médicaments dont il ne connaît les effets.
Dans cette logique nous pouvons donc nous poser la question de savoir si des gens instruits ont tort de croire au paranormal ?


III) Méthodologie et analyse du problème

            Dans cette partie nous mettons en avant les documents qui nous permettent de d’argumenter dans le sens des théories en vigueur que nous avon sprésentées plus haut.
Pour cela, dans un premier temps nous analyserons un tableau statistique pour essayer de déterminer si le facteur de l’instruction détermine les croyances au paranormal. Nous utilisons donc dans ce premier point une analyse empirique basée sur des données statistiques.
En seconde partie nous prendrons en compte le contexte économique et social qui pourrait expliquer pourquoi des gens très instruits y croient.
Au troisième point nous mettrons en avant les autres théories sur lesquelles la population peut s’appuyer ainsi que les sceptiques en limitant notre recherche sur le cas des OVNI.

Tableau statistique

Paranormal/CSP
Agriculteurs
Ouvriers
Petits commerçants
Cadres moyens
Cadres supérieurs
Sourciers
76
50
51
57
59
Guérisons
44
41
50
48
37
Radiéthésie
49
36
37
41
41
Télépathie
22
33
42
49
54
Astrologie
29
36
46
49
45
OVNI
24
31
34
42
37
Horoscopes
20
27
29
29
30
Cartomancie
10
23
18
23
20
Sorcellerie
19
19
19
22
23
Tables tournantes
9
14
16
23
22
Fantômes
2
5
3
6
6

(Source SOFRES 1981, auprès d'un échantillon national représentatif de la population française et composé de 2350 personnes âgées de 15 ans et plus.)

Ce tableau statistique nous révèle plusieurs indices pour l’exposé ci-présent. Tout d’abord nous pouvons voir que la catégorie sociale, qui normalement est en relation avec l’instruction dispensée au plus jeune âge, est en désaccord avec le principe qu’elle influe sur la croyances en divers catégories du paranormal.
Nous avons vu que plus la société s’élève scientifiquement plus les croyances populaires doivent se réduire jusqu’à disparition. Alors comment expliquer que pour un peu moins de la moitié des cadres moyens et supérieurs, ainsi que les petits commerçants , la croyance aux OVNI et à l’astrologie est aussi populaire pour ces CSP contrairement aux agriculteurs et ouvriers ?
Cependant si nous considérons que le paranormal doit devenir quelque chose de pratique, alors oui, la catégorie des agriculteurs dans la case « sourciers » va devenir majoritaire en constituant les trois quarts de l’effectif.
Parce que le sourciers est utile pour trouver de l’eau ou prévoir quand la pluie tombera. L’agriculteur en a besoin pour les champs car l’eau est vitale pour sa survie économique. En faisant un peu d’humour nous voyons également que le sourcier est important pour le cadre supérieur, on ne sait jamais il peut trouver du pétrole..

Nous voyons donc que l’instruction ne détermine pas la croyance au paranormal, au contraire ! Si on examine bien le comportement des acteurs nous nous appercevons que plus l’instruction et la position sociale est élevée, plus ces gens ont tendances à croire au paranormal. Mais pourquoi cela ? Peut être est-ce dû au contexte économique et social qui révèle un bilan contrasté. Néanmoins les faits démontrent que l’hypothèse de savoir si l’instruction influe sur la croyance au paranormal est compromise.

Le contexte économique et social
Pour apporter des éléments de réponse on doit se pencher brièvement sur le contexte économique et social qui peut influer sur la perception et la psychologie des individus concernant les croyances.
Nous savons tous que le contexte économique dans les pays de l’OCDE est instable et que les citoyens actifs vivent de plus en plus dans l’insécurité économique. La précarité économique s’installe et la peur de l’avenir est devenue inconsciente.
Au niveau social, la société est de plus en plus exigeante sur les individus qui n’ont d’autres recours de se tourner vers ce qu’il y a de plus fondamental et primaire à une civilisation, c’est à dire la croyance religieuse et le monde magique. Combien d’adolescents se perdent dans l’imaginaire fantastique pour oublier leur vie actuelle ?
C’est aussi la source des extrêmismes à plus grande échelle, comme l’islamisation et le fanatisme qui en découle ou le terrorisme en Irlande du Nord. Mais dans cette logique il convient de croire que le monde de la magie celui des forces surnaturelles est celui de la fuite et de l’espoir que le monde et surtout la vie des individus n’est pas déterminée.

La rationnalité axiologique et cognitive est donc soumise à la rationalité traditionnelle dans cette perspective, parce que les individus se replient sur les croyances d’antan, sur l’inexplicable pour survivre dans le monde de l’explicable. C’est à dire garder un coté sceptique sur les valeurs et les théories scientifiques, comme nous le voyons actuellement avec le débat sur le créationnisme contre darwinisme aux Etats-Unis.

Le niveau d’instruction ne peut donc répondre efficacement aux attentes et à la psychologie de l’individu. La culture et l’environnement qui nous entoure peut cependant influencer la croyance au paranormal et se référer au passé pour comprendre le présent est une attitude que l’on retrouve couremment.
Le contexte économique et social renvoie donc à une rationnalité qui mêle axiologisme, cognitivisme et la tradition.

Des théories attirantes
Concernant les OVNI, ils existent plusieurs thérories (que nous énumérerons rapidement) et qui peuvent séduire ceux qui dans leurs esprits ont gardés un certain enchantement et quelque soit leur niveau d’instruction.
Les OVNI sont apparus de manière intensive lors de la seconde guerre mondiale, c’est ce qu’on a appelé les « foo fighters », considérés à l’époque comme des armes secrètes allemandes. Mais on retrouve plusieurs traces de « preuves » historique de leurs passages dans l’Histoire. Cela peut aller des fresques aux témoignages.
Comme le décrit Erich Von Daniken dans son livre majeur « présence des extra-terrestres » publié en 1972.     
Depuis nous avons eu aussi les histoires des récits de Roswell que tout le monde connaît. Mais le plus interessant est le phénomène culturel que cela a engendré. Nous voyons dans les années 1950 la prolifération de nombreuses sectes, qui avaient pour but de délivrer le message des Orthon et autres Aethérius (des races extra-terestres) sur les dangers de développement nucléaire. Donc à l’époque où la tension entre les deux blocs étaient la dangereuse.
Encore plus frappant, aujourd’hui Raël et ses disciples (installés dans notre belle contrée du Québec car indésirables en France), fondent leur argumentation sur les manipulations génétiques que les Elohim auraient effectués pour améliorer la race humaine. C’est la théorie des cosmonautes du passé.
Nous remarquons donc que le discours de ces sectes s’adapte en fonction de l’actualité, hier c’était l’arsenal nucléaire, aujourd’hui les manipulations génétiques et les dérives eugénistes.

Nous en déduisons donc que les théories sur les extra-terestres s’appuient sur la science d’aujourd’hui ou actuelle à la théorie pour se crédibiliser. Nous retrouvons donc l’hypothèse de Boudon selon laquelle la pensée logique du magicien (ici le gourou) est équivalente à la pensée du chercheur. C’est pour cela qu’elles séduisent même les plus instruits d’entre nous.


Le modèle sociopsychologique
Pour contrer les « dérives sociales » concernant le phénomène OVNI il existe deux mouvements visant à relativiser et surtout utiliser un esprit critique et non une pseudo-science comme l’ufologie. Ces deux mouvements se nomment pour les anglophones le mouvement des sceptiques et pour les francophones le modèle sociopsychologique.
Ils partent du postulat que le phénomène OVNI n’est pas le fait d’une présence des extra-terrestres mais  le fait que des personnes ont apperçus quelque chose qu’ils ne peuvent expliquer ou identifier.
Les auteurs connus du modèle sociopsychologique sont Jean-Bruno Renard et Michel Monnerie. Deux sociologues qui étudient le phénomène OVNI et attaquent l’ufologie en remettant en cause le fondement scientifique de cette étude.
Pour expliquer les erreurs de certains témoins de phénomènes OVNI, on démontre par ce modèle que l’oservation que l’on a pu être victime d’une illusion, d’hallucination, de faux souvenirs ou de phénomènes naturels rares.
On essaie donc d’introduire dans l’étude de cas une dose de scientificité pour démonter les faits présentés.
On en revient donc la ruse de la nature d’Emile Durkheim qui nous fait croire à des phénomènes existant ou non mais qui sont altérés par la vision que l’on a pu s’en faire.


Une approche plus scientifique
Pour prouver l’intérêt de plus en plus grande de la communauté scientifique à l’égard des phénomènes paranormaux, nous pouvons nous appuyer sur un article publié en 1996 dans le Times concernant les statistiques et le parapsychique.
De cela un titualire du prix Nobel de physique, Brian Josephson, dirige depuis l’université de Cambridge, un projet d’unification de la matière et de l’esprit.
La statisticienne Jessica Utts étudie de son côté les relations statisques sur les projets de recherche en parapsychologie menées par la CIA dans les années 1970.
Nous voyons donc que le sujet du paranormal ne se confine plus simplement à des citoyens lambda, mais également aux scientifiques primés qui cherchent une explication à ces phénomènes qui sont pour le moment dénigrés par la science.

V) Conclusion
Répondre à la question du pourquoi des gens très instruits croient aux phénomènes paranormaux n’est pas chose aisée. Nous avons démontré statistiquement que l’instruction n’est pas un facteur déterminant dans les croyances de chacun mais relève plus de la psychologie et de la culture que chacun à intériorisé.
De plus nous devons ajouter que le contexte économique et social peut aussi influencer sur la perception des phénomènes non expliqués, qui il faut l’avouer demeurent pour certains encore des mystères. Cela entretient donc des mythes et des croyances, qui individuelles à l’origine, sont devenues collectives avec le temps.
Néanmoins pour reprendre Boudon sur la rationnalité et son postulat, il faut analyser les croyances des phénomènes paranormaux avec sérieux et rationnalité. Sinon on se heurte à des préjugés qui finalement n’ont rien à envier aux formules magiques et autres doctrines religieuses ou sectaires.
Pour terminer ce travail il est important de se poser une question et d’ouvrir la réflexion. Est-il plus absurde de croire aux OVNI ou en Dieu ?
Nous avons à faire à un dilemme de conscience puisque scientifiquement la présence extra-terrestre est plus plausible d’un point de vue rationnel, du moins dans ma rationnalité, que l’existence d’un être supérieur. Et puis au moins avec le premier on peut se prêter à rêver de conquête spatiale, de science fiction et de grands horizons, sans blesser les convictions de chacun, comme nous le voyons bien trop souvent dans notre actualité. Alors la classe sociale détermine t-elle la perception de nos croyance ? Croire, rêver et espèrer, n’est-ce pas le rêve de chaque enfants qui sommeille en nous ? 



VI) Bibliographie
Article scientifique
Utts, Jessica, et Josephson, Brian, prix Nobel de Physique, Le paranormal : Preuves et implication. Publié dans le Times en 1996 et téléchargé sur le site internet : http://www.metapsychique.org

Monographies 
Durkheim , Emile, Les Formes élémentaires de la vie religieuse, dans la collection des auteurs classiques, téléchargé à partir d’internet au site suivant : http://classiques.uqac.ca/classiques/Durkheim_emile/formes_vie_religieuse/formes_vie_religieuse.html

Von Daniken, Erich, Présence des extra-terrestres, Bibliothèque des Grandes Enigmes, Paris, 1968.

Sites internet

Site du CERIMES, Vidéo d’une conférence du 29 novembre 2001 donnée par Raymond Boudon concernant les croyances collectives : http://www.cerimes.education.fr/les-croyances-collectives-catalogue-utls-sciences-sociales-sociologie-fiches-a553s11l7_.html

Site du CNES (centre national des études spatiales) en France concernant la récente ouverture des archives du GEIPAN :

Site pour la définition du modèle sociopsychologique :

Tableau statistique issu des archives du site de la SOFRES :

Autres
Notes de cours concernant Raymond Boudon ainsi que les cours de Terminal ES chapitre « Emile Durkheim ».